La voiture donne accès aux vallées et aux villages que les transports publics desservent mal. Le trajet depuis l'Europe de l'Ouest est long, sans difficulté particulière jusqu'à la frontière bosnienne.
La Bosnie-Herzégovine ne dispose que d'un réseau autoroutier réduit. L'axe principal, l'A1, relie Sarajevo à Zenica vers le nord et à Tarcin vers le sud-ouest. Partout ailleurs, la circulation emprunte des routes à deux voies, souvent sinueuses et lentes. La moyenne horaire dépasse rarement soixante kilomètres par heure. L'état de la chaussée varie beaucoup, avec des nids-de-poule et un marquage effacé sur les axes secondaires. Les pistes non goudronnées à l'écart des zones habitées restent à éviter, en raison des mines qui subsistent dans certains secteurs ruraux.
La signalisation suit les normes européennes. Les panneaux emploient l'alphabet latin dans la Fédération, le latin et le cyrillique en Republika Srpska. Les vitesses sont limitées à 50 km/h en ville, 80 km/h sur route, 100 km/h sur voie rapide et 130 km/h sur autoroute. Les feux de croisement sont obligatoires jour et nuit, toute l'année. Le taux d'alcoolémie autorisé est de 0,3 gramme par litre de sang, et nul avant 21 ans. Le permis national français, belge ou suisse est reconnu. Le véhicule doit embarquer un triangle, une trousse de secours et un jeu d'ampoules. Les pneus hiver sont exigés du 1er décembre au 1er avril.
La Bosnie-Herzégovine participe à l'accord multilatéral de garantie avec l'Union européenne et la Suisse. Un véhicule immatriculé en France, en Belgique ou en Suisse est donc couvert par sa seule plaque, sans carte verte à présenter au poste-frontière. Une vérification auprès de son assureur reste prudente avant le départ. Les véhicules venant d'un pays situé hors du système souscrivent une assurance frontière à l'entrée. Une voiture de location prise en Croatie exige une autorisation écrite du loueur.
Il n'existe pas de vignette autoroutière. Les péages se paient au passage, sur les seules sections d'autoroute, en espèces ou par carte. Le carburant coûte nettement moins cher qu'en France ou en Suisse. Les applications de navigation couvrent correctement les routes principales, mais le réseau mobile faiblit dans les vallées encaissées, ce qui rend les cartes hors ligne utiles.
Depuis Paris, le trajet couvre environ 1 800 kilomètres et demande une vingtaine d'heures de conduite, par l'Allemagne du Sud, l'Autriche, la Slovénie et la Croatie. Depuis Bruxelles, la distance atteint environ 1 750 kilomètres pour une durée voisine. Depuis Genève, la route mesure environ 1 400 kilomètres par le nord de l'Italie, et demande une quinzaine d'heures. Une étape de nuit s'impose dans les trois cas.