La Bosnie-Herzégovine utilise le mark convertible, abrégé en KM et codé BAM. Un mark se divise en cent feninga. Son taux est fixé sur l'euro, à 1 euro pour 1,95583 KM, et la banque centrale maintient cette parité par un régime de caisse d'émission. Le taux ne bouge donc pas d'un séjour à l'autre. Un mark vaut un peu plus de cinquante centimes d'euro, ce qui rend le calcul mental simple. Les billets courants vont de 10 à 200 KM, les pièces de 5 feninga à 2 KM. L'euro est parfois accepté dans les commerces touristiques, mais le taux appliqué reste rarement intéressant et la monnaie est rendue en marks.
Les distributeurs, appelés bankomat, sont nombreux dans le centre, dans les galeries commerciales et à l'aéroport. Ils acceptent les cartes Visa et Mastercard. Beaucoup proposent une conversion immédiate en euros au moment du retrait, formule presque toujours plus chère qu'un retrait en marks. Les banques et les bureaux de change officiels, signalés par le mot mjenjačnica, changent les euros à un taux correct.
Les hôtels, les supermarchés et les restaurants du centre acceptent la carte bancaire. Les cafés traditionnels, les petites échoppes, les marchés, les taxis et les transports urbains fonctionnent en espèces. Les billets de 10 et 20 KM circulent mieux que les grosses coupures, sur lesquelles les commerçants rendent difficilement la monnaie.
Le marché de Markale, en plein centre, réunit un carré de plein air pour les fruits et les légumes et une halle couverte pour la viande, les fromages et les produits laitiers de montagne. D'autres marchés de quartier fonctionnent sur le même principe. Les grandes enseignes du pays, Bingo, Konzum et Amko Komerc, couvrent la ville et les centres commerciaux de périphérie.
Baščaršija concentre les métiers anciens du bazar ottoman. La ruelle des chaudronniers, Kazandžiluk, vend cafetières en cuivre, plateaux et moulins, souvent martelés sur place. Les autres achats classiques sont les services à café complets, les tapis et les textiles brodés, le miel de montagne, la rakija et les douceurs de type baklava et rahat lokum.
Les commerces ouvrent tôt et ferment tard en semaine, avec des horaires réduits le dimanche. Le marchandage n'a pas cours dans les magasins et se limite au bazar, sur les objets d'artisanat. Le pourboire consiste à arrondir la note dans les cafés et à laisser environ dix pour cent au restaurant. Les prix restent nettement inférieurs à ceux de l'Europe occidentale, surtout pour les produits frais et la restauration.