L'autocar constitue la seule liaison terrestre régulière entre l'Europe de l'Ouest et Sarajevo. Il compense l'absence de train international et dessert la ville plusieurs fois par semaine depuis la France, la Belgique et la Suisse.
La comparaison tourne à l'avantage de l'avion sur presque tous les points. Un vol direct depuis Paris dure un peu plus de deux heures, contre une trentaine d'heures par la route. Les tarifs d'appel des compagnies à bas coût rejoignent souvent le prix du billet de car. L'autocar conserve deux atouts. Il accepte des bagages volumineux sans supplément dissuasif, et il autorise des arrêts en cours de route, à Munich, à Zagreb ou à Split. Il reste aussi la solution quand aucun vol direct ne part de la ville de départ, ce qui est le cas de Genève et de Bâle.
Depuis Paris, le voyage dure une trentaine d'heures, avec une ou deux correspondances, le plus souvent en Allemagne ou en Croatie. Depuis Bruxelles, la durée avoisine vingt-huit à trente-deux heures selon la correspondance. Depuis Genève, le trajet demande environ vingt-cinq heures, le passage des Alpes ralentissant la progression. Ces durées s'allongent en été, quand les files s'accumulent aux frontières croate et bosnienne.
Flixbus couvre l'essentiel des relations depuis l'Europe de l'Ouest, en s'appuyant sur des transporteurs locaux. Croatia Bus, Halilovic et plusieurs autocaristes liés à la diaspora bosnienne assurent aussi des services directs, souvent hebdomadaires, au départ de villes comme Lyon, Stuttgart ou Rotterdam. Les billets démarrent autour de 125 euros l'aller simple depuis Paris et de 135 euros depuis Bruxelles. La réservation à l'avance fait baisser le prix de façon sensible.
Sarajevo compte deux gares routières, héritage du découpage administratif du pays.
Les deux gares sont distantes l'une de l'autre. Lukavica se rejoint par le trolleybus 103 jusqu'au terminus de Dobrinja, puis quelques minutes de marche, ou bien en taxi. Une marge confortable évite les mauvaises surprises, car le trajet est long. Le billet s'achète au guichet, et un supplément de deux marks environ s'applique pour les bagages en soute.