Expatriation à Sarajevo

Formalités d'entrée

Les ressortissants français, belges et suisses entrent en Bosnie-Herzégovine sans visa et peuvent y rester quatre-vingt-dix jours sur une période de cent quatre-vingts jours. La carte nationale d'identité suffit, comme le passeport valable trois mois après la date de retour. Les cartes d'identité françaises délivrées à des majeurs entre 2004 et 2013 posent problème, car leur prolongation n'est pas reconnue localement. Tout séjour de plus de trois jours se déclare à la police dans les quarante-huit heures. Les hôtels s'en chargent, tandis qu'une location impose une démarche personnelle.

Titre de séjour

Au-delà de trois mois, un titre de séjour temporaire devient nécessaire. Il est délivré pour un an maximum, renouvelable, par le service chargé des étrangers. Les motifs admis sont le travail avec permis, les études, le regroupement familial, la propriété d'un bien immobilier et les soins médicaux. Le dossier comprend un justificatif de logement, une assurance maladie, des ressources et un extrait de casier judiciaire. Le séjour permanent s'ouvre après cinq années de résidence temporaire continue et suppose la connaissance d'une langue officielle.

Présence française

La communauté française reste très réduite et se concentre à Sarajevo. L'ambassade de France y siège, avec sa section consulaire. L'Institut français, héritier du Centre André-Malraux, donne des cours et abrite un espace Campus France. Les entreprises françaises sont peu nombreuses et les postes salariés relèvent surtout des organisations internationales, des institutions européennes et du secteur associatif.

Marché du travail

Les salaires demeurent bien inférieurs aux niveaux d'Europe occidentale. Le chômage a reculé, mais l'émigration des jeunes actifs vide certains secteurs. Un emploi salarié suppose un permis de travail, lié à l'employeur et instruit au niveau du canton. Les créneaux accessibles aux étrangers sont l'informatique et les services à distance, le tourisme, l'enseignement des langues et la coopération internationale.

Logement

Le marché locatif est presque entièrement privé et fonctionne par annonces en ligne et par relations. Les loyers restent modérés, plus élevés dans le centre historique et autour de Marijin Dvor que dans les grands ensembles de l'ouest. Un bail écrit et enregistré conditionne le dossier de séjour, ce que tous les propriétaires n'acceptent pas spontanément. Le mode de chauffage mérite attention, le chauffage urbain étant plus confortable que les poêles individuels.

École et santé

Le Collège international français de Sarajevo scolarise de la maternelle à la fin du collège, en français, avec le bosnien et l'anglais. Les derniers niveaux s'appuient sur le CNED et il n'existe pas de lycée français sur place. L'assurance maladie bosnienne est gérée par les cantons et reste attachée à l'emploi. Une convention de sécurité sociale lie la France à la Bosnie-Herzégovine. Les expatriés recourent largement aux cliniques privées de Sarajevo et à une assurance internationale.